Edito

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Lors de la Guerre d’Algérie qui ne portait pas encore son nom, la France a demandé à ses ressortissants indigènes d’Algérie de faire le Sacrifice  Ultime. Se battre dans ses rangs et combattre parfois ses propres frères ou amis pour une certaine Idée de la France.

Lors du dénouement de cette tragique guerre, les Harkis, les Rapatriés et tous les autres Combattants ont été traités avec mépris et rejet. Voir pour quelques uns d’entre eux l’enfermement dans des Camps de Rétention.

Il aura fallu des années de lutte, de sacrifices, de revendications pour que l’Etat Français fasse enfin une aumône de reconnaissance de Droit pour ses propres citoyens d’Algérie. Comme s’ils étaient des « Français de seconde zone ». Une aumône forfaitaire qui ne tient pas  compte:

-d’aucune estimation des pertes  réelles, de la revalorisation de ces biens

-aucun statut de la femme, à peine considérée comme citoyenne

-les enfants nés là-bas et arrivés en France illettrés pour la plupart sans connaître le Français, n’ont bénéficié d’aucune aide ni dédommagement pour une INSERTION réussie dans la société

-les livres d’Histoire  les ignorent et  font fi de leur Sang Versé pour la Nation

La Culture du Pays natal oblitérée, inexistante, bannie.

Tous ces manquements au Devoir de Reconnaissance ont créé plusieurs générations de Français en manque de repères, qui souffrent d’un mal indicible et qui n’ ont aucun héros reconnus par la Nation.

Il serait temps qu’une EXPERTISE  réelle soit faite et tienne compte:

-du pretium doloris

-du déracinement

-de la perte réelle des biens

-la femme traitée à égalité de droit

-de l’enfermement injustifié dans des camps

Le Président HEROUALI Serge

Une réponse à “Edito”

  1. herré dit :

    Je ne puis qu’approuver pleinement
    Jean-Charles Herré, harki à M’raou (Est de Souk Arrhas) de fin 1959 à fin février 1961.

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