Archive de la catégorie ‘personnages historiques’

Philippe I, l’Arabe

Mercredi 22 avril 2009

227pxantoninianusmarcusjuliusphilippus.jpgPhilippe I, l’Arabe

Nom. Marcus Julius Philippus.

Naissance. Vers 199.

 Famille. Philippe I est originaire de la Trachonitis, région de l’Arabie, au nord de Bostra. D’où son surnom de Philippe l’Arabe.

Père. L’Epitome attribué à Aurelius Victor fait de Philippe I le fils d’un brigand. En réalité, il est le fils d’un chef arabe qui a romanisé son nom en celui de Julius Marinus et qui a obtenu assez de considération pour être reconnu comme un notable de rang équestre. Philippe le fera diviniser, quand bien même il n’a jamais régné.

Mère. ?.

Portrait. Nous connaissons fort mal cet empereur, car sa Vie a disparu des manuscrits de l’Histoire Auguste. Mais les quelques sources qui parlent de cet empereur laissent entendre qu’il est un modéré, voire même qu’il manque quelque peu de fermeté.

Mariage. Il épouse Marcia Otacilia Severa. Il la fait proclamer Augusta. Elle lui donne au moins un fils, Philippe le Jeune.

Cursus. On ignore tout des débuts de Philippe I. Il doit avoir fait une carrière militaire. Il n’entre dans l’Histoire qu’au moment de la guerre contre les Perses, en 241, sous Gordien III. Il exerce alors un commandement aux côtés de Timésithée. Après la mort de ce dernier en octobre 243, il est nommé chef du prétoire et entend continuer à jouer le rôle de son prédécesseur auprès de Gordien III. Celui-ci refuse. L’armée, qui a besoin d’un chef, élimine alors son jeune empereur, s’il faut en croire la version romaine de sa mort, et le remplace, le 25 février 244 (ou en mars 244), par Philippe. Le Sénat ratifie ce choix et confère au nouvel élu tous les pouvoirs de sa fonction. Il a environ quarante ans.

Dies imperii : 25 février 244 (ou en mars 244).

Règne. Le nouvel empereur cherche aussitôt à consolider son pouvoir en essayant de vivre en bonne intelligence avec le Sénat et en confiant les principaux postes de son gouvernement à des membres de sa famille. A son frère Priscus il confie la préfecture de Mésopotamie et du prétoire ainsi que le rectorat de l’Orient (rector Orientis), à son beau-frère Severianus la charge de gouverneur de la Mésie. En 246, il élève à la dignité de César, son jeune fils Marcus Julius Severus Philippus. La littérature numismatique place cette consécration en 244 déjà. En mai 247, Philippe I le nomme Auguste. Ce fils coempereur n’a que neuf ou dix ans.
Afin de regagner au plus vite Rome, Philippe I signe, en 244, une paix avec les Perses à des conditions trop avantageuses pour ceux-ci. Il leur verse un tribut annuel de cinq cent mille deniers or et leur abandonne peut-être l’Osrohène et l’Arménie. Ce traité déshonorant pour Rome ne l’empêche pas de porter le titre de Persicus et Particus maximus et de frapper une monnaie avec la légende « Fax fundata cum Persis ». Il gagne l’Europe en passant par la Thrace, à la fin de l’année 245. Et de là, il lance une campagne, en 246 -247, pour libérer la Dacie voisine, envahie par les Carpes et les Quades. Cette campagne est un succès. Elle lui vaut le titre de Germanicus maximus et Carpicus maximus et lui permet d’entrer en triomphateur à Rome, en mai 247.
Du 21 avril 247 au 21 avril 248, il célèbre, par des fêtes grandioses, la millième année de la fondation de Rome. L’espace d’une année, leurs fastes créent l’illusion que la puissance et la grandeur de Rome sont encore intactes alors que l’empire vit en pleine anarchie. De plus, ces fêtes, par la popularité qu’elles lui attirent, lui permettent de faire quelque peu oublier ses origines étrangères.
Mais si Philippe I se montre un excellent organisateur de fêtes populaires, il se montre, par contre, un piètre conducteur du char de l’empire. En cette période d’extrême violence, au lieu de tenir ferme les rênes de l’Etat, Philippe I mène une politique toute d’hésitations, de compromis. Aussi n’est-il pas étonnant qu’en 248 déjà, de nouveaux troubles éclatent. Sur le Danube, les Carpes, Goths, Vandales se font de nouveau menaçants. La Mésie est envahie, la péninsule des Balkans pillée, des militaires s’insurgent, des usurpateurs surgissent profitant du mécontentement populaire, tels Jotapianus en Cappadoce, qui réussit à se maintenir jusqu’à la fin du règne de Philippe I, ou Julius Aurelius Sulpicius Uranius Antoninus, un prêtre d’Emèse, peut-être lié à la famille des Sévères, qui se maintient en Syrie de 253 à 254. Sur le Danube, le 1er avril 248, les légions proclament empereur l’un de leurs généraux, Ti. Claudius Marinus Pacatianus. Cet usurpateur ne se maintient que quelques semaines, avant d’être éliminé par ses propres soldats.
En 248, éprouvé dans sa santé et dans sa résistance bien malmenées par cette série d’usurpations, Philippe I nomme son homme de confiance, C. Messius Quintus Decius (Dèce) commandant des légions de Pannonie et le charge de redresser la situation sur le Danube. Celui-ci accomplit cette mission avec un tel succès que ses soldats le proclament, malgré lui, empereur en lieu et place de Philippe I qu’ils n’aiment guère. Dèce a beau témoigner par lettre de sa loyauté, Philippe I refuse de le croire et décide de le combattre. La rencontre a lieu à Vérone, à la fin août 249. Malheureusement pour lui, Philippe I perd non seulement la bataille, mais encore la vie. Il est en effet tué au combat. Maigre consolation, si l’on peut dire, sa mort, sur le champ de bataille, lui évite d’être assassiné.

Les grands chefs arabes

Jeudi 5 mars 2009

6633.jpgLes grands chefs arabes

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Saint Augustin

Dimanche 15 février 2009

augustinus1.jpgSaint Augustin

Augustin d’Hippone (Aurelius Augustinus), ou saint Augustin, né à Thagaste (actuelle Souk-Ahras, Algérie) le 13 novembre 354,est mort le 28 août 430 à Hippone (actuelle Annaba, Algérie). Philosophe, théologien, il fut évêque d’Hippone.

C’est par ailleurs un des plus brillants écrivains latins de la fin de l’empire romain. Son nom de famille Aurélius suggère que ses aïeux ont été naturalisés, avec toute la masse des provinciaux, par le fameux édit de Caracalla en 212, d’origine berbère de l’Antiquité tardive.

Il est l’un des principaux Pères de l’Église latine et l’un des 33 Docteurs de l’Église. Les catholiques le fêtent le 28 août, anniversaire de sa mort. Son tombeau se trouve à Pavie. Après saint Paul, il est considéré comme le personnage le plus important dans l’établissement et le développement du christianisme occidental. Il était également le penseur le plus lu en Occident.

Saint Augustin est le seul Père de l’Église dont les œuvres et la doctrine aient donné naissance à un système de pensée : l’augustinisme. Son influence est marquée à travers les âges, depuis Paul Orose jusqu’à Paul Ricœur, en passant par Anselme de Cantorbéry, Thomas d’Aquin, Martin Luther (moine augustin d’Erfurt), Calvin, Pascal, Adolf von Harnack, Hannah Arendt… Elle a rayonné sur toute l’histoire de l’Église : l’augustinisme imprégna en effet toute la réflexion philosophique et théologique médiévale, puis alimenta les débats lors de la Réforme protestante, puis encore le jansénisme. Les débats suscités par l’interprétation de l’augustinisme ont largement contribué aux conceptions modernes de la liberté et de la nature humaine.

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