Archive de la catégorie ‘exposition’

Jeune Algérie

Jeudi 4 juin 2009

40076867p.jpgJeune Algérie

À Bordeaux, les 4, 5 et 6 juin, le cinéma Utopia, le Capc musée d’art contemporain et le musée d’Aquitaine accueilleront l’événement Jeune Algérie, la création contemporaine algérienne.

L’objectif principal de cette manifestation est d’ouvrir une fenêtre sur l’actualité artistique et culturelle algérienne en profitant de l’ouverture de Bordeaux sur l’Algérie par son jumelage avec Oran. Car la création artistique en Algérie vit actuellement un renouveau. Plusieurs succès nous montrent que le cinéma algérien sort du marasme. Lyès Salem parle d’« Algeria is back ». Les récents films algériens font naître des vocations, et plusieurs jeunes qui, s’étant formés sur les tournages des longs-métrages, réalisent leurs premiers courts-métrages professionnels.

La littérature profite du même dynamisme, de jeunes auteurs francophones revisitent la littérature algérienne et acquièrent une reconnaissance grandissante en France et en Algérie.

Pour la création artistique contemporaine, des artistes franco-algériens font de leur rapport à l’Algérie un questionnement artistique.

La manifestation sera animée à la fois par des personnalités de la création algérienne ainsi que par les jeunes artistes émergents.

Deux soirées seront consacrées au cinéma algérien d’aujourd’hui. Lyès Salem reviendra sur le succès populaire et critique de son film Mascarades et deux jeunes réalisateur et producteur présenteront, en compagnie de l’ex-attachée culturelle de l’ambassade de France à Alger, une sélection de récents courts-métrages qui définissent le cinéma algérien de demain.

Accompagnée d’une lecture de passage du Le Silence de Mahomet par le comédien Pierre Bourel, le romancier Salim Bachi et l’enseignante – chercheuse Martine Mathieu-Job discuteront littérature algérienne. Kader Attia, Slimane Raïs et Katia Kameli à la suite de la projection de trois de leurs vidéos discuteront des liens artistiques qu’ils entretiennent avec l’Algérie.

Enfin, le conseiller municipal aux relations internationales présentera le jumelage Bordeaux – Oran, cette intervention précèdera la conférence de Jocelyne Dakhlia, EHESS sur « la création artistique contemporaine en pays d’islam ».

Le programme Jeune Algérie dans exposition pdf

La question des harkis, entre histoire coloniale et immigration post-coloniale

Lundi 11 mai 2009

Enseignement et transmission

La question des harkis, entre histoire coloniale et immigration post-coloniale

Une journée d’échanges aura lieu le vendredi 29 mai 2009  à la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration (CNHI), en collaboration avec l’Institut National de Recherches Pédagogiques (INRP) et l’association Harkis et Droits de l’Homme (AHDH).

Renseignements et inscriptions :


education@histoire-immigration.fr

06 68 00 61 34

Voir le programmeLa question des harkis, entre histoire coloniale et immigration post-coloniale dans actualité pdf 

L’orient de Saladin et l’art des Ayyoubides

Mercredi 11 mars 2009

L’orient de Saladin et l’art des Ayyoubides

Salah el-Din el-Ayyoubi. Saladin (1138-1193), sultan magnifique chanté par Lessing et Walter Scott, est une figure mythique de l’Islam aussi bien dans le monde arabe qu’en Occident.

La dynastie Ayyoubide assez brève (elle dure 80 ans) règne sur un vaste espace qui comprend non seulement la Syrie et l’Egypte, jusqu’à ses marches soudanaises, mais aussi la Mésopotamie dans sa quasi-totalité et une grande partie de la péninsule arabique, Yémen compris. Et va imprimer de profonds changements dans cette partie du monde. Alors que la période est marquée par de violents affrontements avec les Croisés, elle est aussi celle d’un progrès social, d’un bouillonnement culturel, un embellissement des villes et de relations commerciales accrues avec les ports occidentaux.

Et si l’architecture ayyoubide est avant tout militaire – la Citadelle du Caire en est l’un des fleurons -, c’est aussi une architecture du savoir. Dans leur politique de rétablissement du sunnisme, les Ayyoubides encouragent la construction des madrasas (lieux d’enseignement) et des mausolées. Se développe alors la madrasa-mausolée. Ainsi, al-Kâmil construit au Caire le mausolée de l’imâm Shâfi’i (767-820), accolé à la madrasa réservée à l’enseignement de son rite, le chafiisme.

Vase de Charlemagne

Trois techniques artisanales  se développent à l’époque en Egypte et en Syrie. Celle du verre émaillé et doré – qui apparaît en Syrie au XIIe siècle – avec des pièces fascinantes comme le  » gobelet du cavalier  » (en verre soufflé, émaillé et doré, Syrie, milieu du XIIIe), le  » gobelet aux poissons  » (Egypte ou Syrie, XIII-XIVe, verre émaillé et doré) ou encore le gobelet dit  » Vase de Charlemagne  » (Syrie, milieu du XIIIe) d’une beauté et d’une délicatesse incroyables. Celle du métal – c’est l’apogée de l’art islamique du métal – avec des bassins en laiton incrusté d’or et d’argent, des aiguières en alliage de cuivre incrusté d’argent. Enfin, celle de la céramique. C’est à cette époque que les potiers maîtrisent pour la première fois un décor peint sous une glaçure transparente.

A côté de ces objets, des choses rares et émouvantes : un fragment d’une  » Scène de bataille au pied des remparts  » peint à la gouache sur papier au XIIIe siècle en Egypte ou encore un fragment d’une tunique en provenance de Syrie ou d’Egypte, qui fut sans doute l’un des plus somptueux vêtements créés sous les Ayyoubides.

Le siècle des Ayyoubides, quoique peu et mal connu du grand public, est un moment charnière de l’histoire du Monde arabe.

*Imâm Shâfi’i : l’un des quatre grands juristes du monde musulman, fondateur des quatre rites de l’Islam sunnite majoritaire. Fondateur du chafiisme, doctrine juridique dominante en Egypte.

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