Archive de la catégorie ‘humoristes’

Naybeel

Mercredi 8 juillet 2009

 Naybeel

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Nouara Naghouche nominée aux Molières

Mardi 7 avril 2009

co0005d0520080127br.jpgNouara Naghouche nominée aux Molières

Nouara Naghouche est sur la scène du théâtre de Jean-Michel Ribes jusqu’au 11 avril, à 18h30. Rendez-vous est donné le dimanche 26 avril sur France 2 pour le résultat, cette nomination constituant déjà une belle reconnaissance pour ce spectacle tout à la fois drôle, fort et sensible, co-écrit et mis en scène par Pierre Guillois.

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Interview de Fellag

Mardi 3 mars 2009

18235pop.jpgInterview de Fellag

Après ‘Djurjurassique bled’ et ‘L’Ere des ninjas’, l’humoriste algérien Fellag revient avec son nouveau spectacle, ‘Tous les Algériens sont des mécaniciens’. Au théâtre du Rond-Point jusqu’au 28 février, puis en tournée dans toute la France.

Prix de la révélation théâtrale de l’année 1998 pour ‘Djurjurassique bled’, prix de l’humour noir pour ‘Un bateau pour l’Australie’ en 2003, prix de la Francophonie la même année : Mohand Said Fellag connaît tous les succès. Dans son nouveau spectacle, ‘Tous les Algériens sont des mécaniciens’, il incarne Salim. Aux côtés de sa femme Shéhérazade (interprétée par Marianne Epin), il décrit les rouages de son quotidien, pris entre moteurs grippés, crise de l’eau et invasion chinoise. D’une finesse et d’une drôlerie confondantes.

Il paraît que tous les Algériens sont des mécaniciens. Et vous ?

 

Je n’ai pas les talents d’un vrai mécanicien. Je me débrouillais plutôt bien à l’époque où je vivais en Algérie. J’arrivais à remettre un peu sur pied (ou plutôt sur roue) ma R4… Mais d’une manière générale, j’étais plutôt un observateur. Le spectateur, admiratif et enthousiaste, du génie des autres, ces mécaniciens de la rue.

 

 Votre spectacle repose sur le principe de la caricature. Pour vous, c’est de l’amour vache ?

C’est du très grand amour. Peut-être pas vache, mais du très grand amour, à n’en point douter. C’est d’ailleurs un prérequis : quand on met des personnages en scène, quand on grossit leurs traits, il faut les aimer. Les gens détestables, qui nous agacent, dont on se moque, ne sont pas intéressants pour ce type d’exercice. Ils n’inspirent pas suffisamment.

 

Et les Français ? Ont-ils un côté mécano ?

A dire vrai, je pense que les Algériens tiennent des Français leur goût de la mécanique. Ce n’est pas pour rien que leur côté mécano s’exprime surtout face aux voitures françaises, dont les schémas leur sont très familiers. Le moteur Peugeot leur parle : les yeux fermés, ils peuvent identifier un modèle, établir un diagnostic précis en cas de panne… Si on leur amène une voiture américaine ou japonaise, là, en revanche, ils sont perdus.

La femme de votre personnage se nomme Shéhérazade. Votre spectacle est-il un conte des ‘Mille et une nuits’ version cambouis ?

On peut le dire ! (rire) Version cambouis, version d’aujourd’hui… Toutes ces histoires que Shéhérazade et moi racontons s’emboîtent, se complètent, déroulent le temps et permettent de continuer à vivre. Je pense que toute histoire est un condensé, une vision du monde qui raconte énormément de choses à propos d’une société. C’est un signe, un mode d’expression signifiant et significatif.

 

Dans les ‘Mille et une nuits’, Shéhérazade raconte des histoires pour conjurer la mort…

 

Je cherche pour ma part à conjurer le désespoir, les difficultés du quotidien, conjurer la violence absolument terrifiante que le pays a pu connaître dans les années 1990. Rire, c’est une façon de dire « Plus jamais ça ! » Mon travail d’auteur, d’acteur, c’est d’injecter du soleil, de l’espoir, pour empêcher que la violence naisse à nouveau. Je cherche à tuer le microbe de la sauvagerie par la fantaisie et l’amour de la vie.

 

On vous classe souvent parmi les auteurs exotiques. Qu’en pensez-vous ?

Il y a eu, dans les années 1960, 1970 voire 1980, un certain théâtre qui venait d’Afrique, d’Asie, du Japon, doté d’une grande force, d’une grande couleur… Très marqué « exotique », pour le coup. En ce qui me concerne, je suis à la fois d’Algérie, avec ma mémoire d’Algérien, et d’ici. J’ai certes été nourri par la culture méditerranéenne, mon spectacle amène une petite couleur, un air d’ailleurs, mais je me revendique surtout d’une filiation : j’essaie de trouver une petite place au sein des dramaturges comiques, au coeur de ce théâtre du rire qui a commencé avec Aristophane, qui s’est prolongé avec les dramaturges romains, puis ceux du Moyen Age, les Italiens, la commedia dell’arte, les Français… Je me sens de ce monde-là. C’est une façon, aussi, de rendre mon travail universel, d’être compris, intégré, de rendre mes personnages transparents et de permettre une identification.

Vous jouez beaucoup avec les mots, la nature de la langue. D’où vous vient cet intérêt ?

Dans les pays qui ont été colonisés, le peuple de la rue parle un mélange de langues – un très joli mélange. C’est l’équivalent du créole tel qu’on le parle en Martinique, en Guadeloupe ou en Afrique. Moi qui déteste la pureté, ou du moins le puritanisme, j’aime énormément ces alliances, ces symbioses qui permettent de mêler les univers, les sons. Bien sûr, il y a en Algérie des gens qui parlent parfaitement l’arabe, le kabyle et le français, mais la nature même du peuple algérien fait qu’on est obligé de mêler ces trois langues. Pour qualifier les choses modernes, techniques, on passe par exemple par la langue de Molière. C’est la même chose pour aborder certains tabous, comme la sexualité : on utilise le français – et c’est tout de suite moins grave !   Lire la suite de La mécanique d’un peuple ».

Parlez-nous de ce personnage, Mouloud Arab. Est-ce votre alter ego scénique ?

Ce sketch est inspiré d’une histoire vraie. Un ami s’est rendu dans une banque ; quand la guichetière lui a demandé son nom, il a répondu « Arab » (puisque c’était son nom) et elle a dit : « Oui oui, je vois bien. » J’ai utilisé cette anecdote, car elle fait partie de ces coïncidences rares. Pour un dramaturge, c’est toujours intéressant de trouver des éléments en équilibre. On ne sait pas si cette fille était raciste ou pas, et moi, de toute façon, ça ne m’intéresse pas de le savoir. Ce qui m’intéresse, en tant qu’auteur, c’est de voir comment un quiproquo peut provoquer des réactions étranges. Dans une situation pareille, ce ne sont plus les lois du racisme qui prévalent, c’est le quiproquo qui joue et qui enfonce dans l’erreur. Le théâtre ne doit pas être manichéen. Il doit plutôt tenir du vaudeville ! Si cette anecdote avait un but, ce serait de montrer que nous avons tous, en nous, une part d’incompréhension de l’autre, une forme de racisme. Il n’y a pas un humain qui soit épargné. C’est donc une façon de relativiser le racisme. Au lieu d’en faire un pamphlet sur un Mouloud Arab victime, j’en fais une comédie, pour qu’on puisse tous rire autour de cette histoire, en dépit de sa gravité.

La France fait-elle vraiment fantasmer les Algériens ?

C’est d’abord lié à 132 ans de présence française et à la proximité géographique. Ce pays du Nord représente pour nous le développement, la modernité. Si les Algériens tendent vers le progrès, vers l’émancipation, vers l’ouverture, c’est à travers cette porte familière qu’est la France. Chacun de nous la rêve, la fantasme, avec plus ou moins d’intensité, plus ou moins de justesse.

Vous allez jusqu’à évoquer un rapport de filiation entre les deux pays. La France serait comme un enfant rejeté parce qu’il a été conçu dans la violence…

Les Français ont laissé un souvenir. Une langue, une culture, une histoire, du rêve, un imaginaire d’amitié, de fraternité, de violence et de cruauté. C’est tout cela, c’est cet amalgame, que j’appelle « l’enfant ». Cet enfant, nous l’avons arraché aux forceps par la guerre de libération, en 1962, et jeté de l’autre côté de la Méditerranée. Mais nous avons toujours du désir pour lui, de l’attirance. Son empreinte est restée, indélébile, notamment à travers la culture : livres, films, documentaires… Jusqu’à la fin des années 1980, les chaînes algériennes diffusaient essentiellement des programmes français. A cette époque, le JT de 20h était en français et il fallait attendre 22h30 pour voir un journal en arabe ! Aujourd’hui encore, dans toutes les librairies d’Algérie, la moitié des livres viennent de France.

Et les Chinois ? Sont-ils prétexte à rire du tempérament méditerranéen ou servent-ils à parler de la mondialisation ?

Les Chinois sont le signe physique de la future mondialisation. Ils sont un milliard et demi ; ils sont donc obligés, par la force des choses, de migrer, de s’étendre. En Afrique, dans l’agriculture, le bâtiment, c’est une présence réelle, très forte et très visible. Et c’est tant mieux ! En même temps, la Chine révèle le tempérament des Algériens, qui sont en étonnement, en admiration face à ce peuple très lointain et dont ils ne connaissent pas vraiment la culture. Au-delà, les Chinois permettent de prendre position politiquement : à l’époque où l’Algérie était un pays socialiste, satellite de l’Union soviétique, la Chine était déjà communiste. Les ingrédients étaient donc les mêmes, mais les deux pays n’ont pas vraiment connu le même destin. Du coup, on en vient à remettre en cause le pouvoir, le système politique stérile qui n’a pas produit de richesses, de progrès, qui a paralysé toutes les potentialités algériennes depuis quarante ans et ne laisse pas le peuple s’exprimer.

Votre pièce marque-t-elle votre engagement politique ?

C’est avant tout une pièce satirique, une comédie qui vise le rire. La politique n’est qu’un apport parmi d’autres : philosophie, sociologie, psychologie, mécanique… Comme je l’ai dit, je ne cherche pas à dénoncer, à tenir un discours. Ca ne m’intéresse pas. J’écris du théâtre, c’est bien assez.

La voiture est un détour pour parler de votre pays, de votre peuple. Dans les faits, est-elle si importante ?

Pour les Algériens, le début de l’émancipation, du bonheur, c’est d’avoir une voiture. Dans cet immense pays, peuplé de familles nombreuses, nous n’avons pas les moyens de transport adéquats. Pour se déplacer, aller d’un point à un autre, les gens connaissent, depuis toujours, des difficultés énormes. A part les voies ferrées laissées par les Français… C’est une gageure. Il faut parfois attendre trois heures pour un taxi. Y a pas à dire, c’est un vrai casse-tête chinois. La voiture est donc un objet de mythe. C’est la limite à atteindre pour être dans le progrès, pour appartenir à la modernité. En cela, elle joue aussi bien au niveau de l’identité individuelle que de l’identité collective.

Alors… C’est quoi votre voiture ?

Pendant très longtemps, ça a été une R4. Dans des pays comme celui-là, où, comme je le dis dans mon spectacle, « on sort d’un nid de poule pour monter sur un dos d’âne », la R4, c’est un vrai bourricot ! Elle va partout, dans les montagnes, dans le désert, elle est haute, on la répare facilement, les pièces ne sont pas chères… et elle est très douce à conduire. J’en ai eu trois à la suite. Je n’en voulais pas d’autre. J’ai même fait des tournées en R4. Cette voiture ne se grippait jamais. Quand elle s’arrêtait, on ouvrait le capot, on cherchait… et on trouvait. Toujours. Aujourd’hui, j’ai une petite citadine. J’en fais une utilisation fonctionnelle – je ne m’y identifie pas. Ma voiture à moi, c’est la R4.

Propos recueillis par Steven Petitpas pour Evene.fr – Février 2009.

Extrait du spectaclehttp://www.dailymotion.com/video/k3OSAkuBnmaP4EWsE3

Les dates de la tournée

Le 20 Mars 2009
Le Manège, scène nationale de la Roche-sur-Yon
85000 La Roche-sur-Yon

Le 21 Mars 2009
Le Moulin du Roc
79000 Niort

Du 26 Mars 2009 au 27 Mars 2009
Théâtre du Cratère
30100 Alès

Le 2 Avril 2009
Théâtre de l’Hôtel de Ville de Saint-Barthélémy d’Anjou
49180 Saint-Barthélémy d’Anjou

Le 3 Avril 2009
Théâtre des Sources de Fontenay-aux-Roses
92260 Fontenay-aux-Roses
20h30

Le 4 Avril 2009
Centre Culturel de Chevilly-Larue
94550 Chevilly-Larue

Le 14 Avril 2009
Espace Malraux de Joué-lès-Tours
37300 Joué-lès-Tours
20h30

 Du 15 Avril 2009 au 16 Avril 2009
La Coursive
17000 La Rochelle

Le 21 Avril 2009
Théâtre des Feuillants
21000 Dijon
20h30

Le 22 Avril 2009
Théâtre de Beausobre
01110 Morges

Du 23 Avril 2009 au 24 Avril 2009
Théo Argence – Centre culturel de Saint-Priest
69800 Saint-Priest

Le 25 Avril 2009
Centre culturel Louis Daquin
42150 La Ricamarie


Du 5 Mai 2009 au 9 Mai 2009
Théâtre du Gymnase
13001 Marseille

Le 12 Mai 2009
Le Rayon vert
76460 Saint-Valéry en Caux

Le 13 Mai 2009
Centre culturel Juliobona
76170 Lillebonne

 Le 15 Mai 2009
Théâtre Jean Arp
92140 Clamart
De 15 à 25 euros
20h30

Le 16 Mai 2009
Théâtre Pierre Fresnay Ermont sur scènes
95120 Ermont

Le 22 Mai 2009
Théâtre le Bel Image
26000 Valence

Le 23 Mai 2009
Théâtre de la Colonne de Miramas
13140 Miramas

Le 28 Mai 2009
Théâtre de Dole
39000 Lons le Saunier

Le 29 Mai 2009
Salle des Fêtes de Schiltigheim
67300 Schiltigheim
20h30

Du 4 Juin 2009 au 6 Juin 2009
Théâtre national de Nice
06300 Nice

Le 13 Juin 2009
Centre national de création et de diffusion culturelles de Châteauvallon
83190 Ollioules

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