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Harkis: la France tient-elle ses promesses ?

Dimanche 12 juillet 2009

Harkis: la France tient-elle ses promesses ?

00001506820w230h230.jpg Renaud Bachy, président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés.

untitled.bmp Bernard Coll, secrétaire général de l’association Jeunes Pieds Noirs.

le 25/09/2008 sur RFI

nicolassarkozy1241621134.jpg Nicolas Sarkozy – Président français

La bataille des archives

Samedi 20 juin 2009

La bataille des archives

François Schlosser

Après les combats sur le terrain, il y a eu la bataille des chiffres. Combien de morts du côté algérien ? 1,5 million, a dit le FLN. 250 000, disent les historiens

La France officielle a mis près de quarante ans à reconnaître qu’elle avait mené, entre 1954 et 1962, une « guerre » en Algérie. On sait ce que cache cette longue dénégation : un lourd passé, qui a toujours « du mal à passer », et dont l’histoire au jour le jour dort encore, en grande partie, dans les cartons des archives. Comment y accéder ? Ce n’est plus impossible, mais cela reste un parcours du combattant. Les règles du jeu ont été fixées par la loi du 3 janvier 1979 : les archives publiques sont accessibles au bout de trente ans. Pour la guerre d’Algérie, le délai est donc largement dépassé. Mais la loi prévoit deux exceptions de taille : les dossiers contenant des informations sur les individus, et ceux qui touchent aux intérêts de la défense nationale et de la sûreté de l’Etat. Il faut alors respecter des délais allant de soixante à cent ans. Or la plupart des documents concernant la guerre d’Algérie peuvent entrer dans l’une de ces catégories. L’objectif premier du chercheur sera donc d’obtenir des dérogations. La pression de l’opinion publique peut les y aider. Après ce que Benjamin Stora a appelé l’« explosion mémorielle » qui a suivi les témoignages de ces dernières années sur la torture, le gouvernement s’est engagé à faciliter l’accès aux dossiers et à rendre plus démocratique la procédure de dérogation. Voici quelles sont aujourd’hui les principales sources :

– Le Service historique de l’Armée de Terre (SHAT), au fort de Vincennes, qui a réalisé un gros travail d’inventaire et de codification des archives de la guerre proprement dite : localisation des unités militaires, rapports, journaux de marche et d’opérations, etc.

– Le Centre des Archives d’Outre-Mer d’Aix-en-Provence, qui regroupe tous les fonds provenant d’Algérie, depuis le début de la présence française jusqu’en 1962.

– Les archives photographiques et cinématographiques des armées (ECPA) réunies au fort d’Ivry.

– Les archives de l’Elysée, de Matignon, et surtout celles des trois ministères les plus concernés : l’Intérieur, la Défense et la Justice. Celles-ci sont loin d’être toutes déposées, et encore moins codifiées, donc accessibles aux chercheurs. Mais si certaines armoires s’ouvrent difficilement, le temps du « mensonge organisé et du silence complice » des autorités semble aujourd’hui en grande partie révolu.

Harkis, lettre ouverte ( A.D.A.H. )…

Samedi 20 juin 2009

Harkis, lettre ouverte ( A.D.A.H. )…

Lettre ouverte de l’Association pour la Défense et l’Avenir des Harkis (A.D.A.H.)

aux élu(e)s et responsables politiques

Objet : PLAN EMPLOI HARKIS

La colère monte chez les Harkis !

Harkis, lettre ouverte de ( A.D.A.H. )...

« J’ai fixé au gouvernement et aux préfets un objectif mesurable et je leur ai demandé de se mobiliser pour agir vite et efficacement….. Parce que beaucoup de jeunes ont souffert d’une installation trop précaire et de ce qu’il faut bien appeler l’ingratitude de notre société, j’ai voulu un plan à la fois global et ambitieux. »

Nicolas SARKOZY- 05 déc.2007 à l’Elysée.

Mesdames et Messieurs les élus et responsables politiques,

Depuis le premier semestre 2008, le gouvernement a confié à la Mission Interministérielle aux Rapatriés, la charge de développer un plan emploi Harkis sur l’ensemble du territoire. Ce dispositif doit constituer une réponse aux engagements du Président de la République. L’objectif fixé était de ramener, avant le 31 décembre 2009, le taux de chômage des enfants de Harkis à un niveau comparable à celui du reste de la population.

Or, depuis février 2008, c’est-à-dire depuis bientôt seize mois, les effets réels de ce plan sur le terrain, se font toujours attendre. Puis encore, si la loi numéro 2008-492 du 26 mai 2008 relative aux emplois réservés permet aux enfants de Harkis de pouvoir accéder à des postes de catégories B et C, dans les trois fonctions publiques ( Etat, hospitalière et territoriale ), vous devez savoir que les ministres concernés n’ont, à ce jour, toujours pas signé les circulaires et décrets d’application manquants.

De plus, dans certains départements, telle la Côte d’Or, la préfecture en charge du pilotage de ce plan, rencontre de sérieux dysfonctionnements. Ici, le Responsable du Pôle Emploi, opérateur chargé de relayer ce dispositif ne daigne même pas recevoir les associations de Harkis normalement associées à sa mise en oeuvre.

Mesdames et Messieurs les élus et responsables politiques, je vous demande de bien vouloir agir pour exiger la signature des décrets permettant l’application immédiate de ce dispositif et mettre tous les moyens en oeuvre pour s’assurer de sa réussite.

Il est de notre intérêt à tous de voir aboutir ce plan en faveur de nos concitoyens et leurs familles au titre d’une légitime solidarité nationale. J’en appelle solennellement à votre sens de la responsabilité pour dépasser tout esprit partisan et agir pour que ce plan emploi Harkis ne devienne pas une énième promesse non tenue.

En espérant être entendu, je vous prie de croire, Mesdames et Messieurs les élus et responsables politiques, à l’assurance de ma très haute considération.

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